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Les locaux principaux du Bureau de l’équité salariale sont fermés temporairement en raison de la pandémie de COVID-19. Cependant, nous continuons de servir le public. Visitez notre page « Nous joindre » pour obtenir plus de renseignements.

​​​​​​​​​​​​​​​​​Faits saillants​​

  • L’écart salarial entre les sexes persiste en Ontario, peu importe comment on le mesure.
  • ​L’écart des salaires horaires moyens a diminué de 8 % depuis 1998, passant à 11 % en 2020.
  • Cela signifie qu’en ce qui concerne le salaire horaire, les femmes gagnent en moyenne 89 cents pour chaque dollar gagné par un homme.
  • L’écart salarial entre les sexes est plus grand pour les femmes racialisées, les nouvelles arrivantes, les femmes handicapées, les femmes autochtones et les femmes trans.1​​
  • ​Selon les recherches, des facteurs comme l’éducation, l’ancienneté d’emploi, le travail à temps partiel par rapport au travail à temps plein, le travail dans le secteur public par rapport au secteur privé, la taille de la compagnie, les taux de syndicalisation, la profession, l’industrie et la démographie ne peuvent expliquer qu’environ 30 % de l’écart en Ontario. Environ 70 % de l’écart demeure inexpliqué. Cette proportion inexpliquée pourrait être attribuable en partie à des facteurs comme la discrimination fondée sur le sexe ainsi que les contraintes et les attentes de la société.
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Quel est l’écart salarial entre les sexes en Ontario?


​​L’écart salarial entre les sexes est la différence entre les salaires gagnés par les hommes et ceux gagnés par les femmes. On peut mesurer l’écart à l’aide de divers indicateurs, y compris les salaires horaires moyens, les salaires horaires médians, les gains annuels moyens et les gains annuels médians.​

 

Figure 1 : Statistique Canada, tableau 14-10-0340-02 – Ratio du salaire moyen et ratio du salaire médian entre les femmes et les hommes, données annuelles, et Statistique Canada, tableau 11-10-0239-01 – Revenu des particuliers selon le groupe d’âge, le sexe et la source de revenu, Canada, provinces et certaines régions métropolitaines de recensement.
  • Indicateur des salaires horaires moyens : les données de Statistique Canada provenant de l’Enquête sur la population active révèlent qu’en Ontario, les employées gagnaient 0,89 $ pour chaque dollar gagné par les hommes en 2020. Autrement dit, l’écart salarial entre les sexes en Ontario était de 11 %. L’écart des salaires horaires moyens en Ontario a diminué de 8 % depuis 1998, lorsque les femmes gagnaient 0,81 $ pour chaque dollar gagné par les hommes. 
    • Indicateur des salaires horaires médians : l’écart salarial entre les sexes en Ontario était de 14 % en 2020.
  • Indicateur des gains annuels moyens : les données de Statistique Canada provenant de l’Enquête canadienne sur le revenu indiquent qu’en Ontario, les employées gagnaient 0,71 $ pour chaque dollar gagné par les hommes en 2019, soit un écart salarial de 29 %. L’écart des gains annuels moyens en Ontario a diminué de 8 % depuis 1998, lorsque les femmes gagnaient 0,63 $ pour chaque dollar gagné par les hommes.
    • ​Indicateur des gains annuels médians : l’écart salarial entre les sexes en Ontario était de 27 % en 2020.
  • Puisque les femmes tendent à travailler moins d’heures et sont moins susceptibles de recevoir un salaire basé sur le rendement que les hommes, l’écart calculé à l’aide des indicateurs des gains annuels moyens ou médians est plus grand que celui calculé à l’aide des indicateurs des salaires horaires moyens ou médians.
  • ​Nous ne sommes pas encore en mesure de déterminer les effets de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) ou, plus généralement, de la COVID-19 sur l’écart salarial entre les sexes.
Tant les indicateurs des salaires horaires moyens et médians que ceux des gains annuels moyens et médians tiennent compte des travailleurs salariés et de ceux qui reçoivent des traitements. Voici les principales différences qui distinguent ces deux indicateurs :
  • ​L’indicateur des gains annuels tient compte de la rémunération au rendement (p. ex., commissions et primes), contrairement à celui des salaires horaires.
  • L’indicateur des gains annuels ne tient pas compte des différences dans les heures travaillées au cours d’une année donnée, un élément important car les femmes sont plus susceptibles de travailler à temps partiel (c.-à-d. moins d’heures).​

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Pourquoi y a-t-il différents indicateurs?

Auparavant, beaucoup d’études sur l’écart salarial entre les sexes utilisaient les gains annuels moyens comme indicateur de la rémunération. Toutefois, les recherches plus récentes montrent une préférence croissante pour les salaires horaires moyens, car cet indicateur reflète plus exactement le prix de la main-d’œuvre.

Bien que l’indicateur des salaires horaires moyens soit plus exact du point de vue de l’équité salariale parce qu’il n’est pas influencé par les différences entre les sexes en ce qui concerne les heures de travail, l’indicateur des gains annuels moyens peut mieux refléter la pleine portée des conséquences financières des femmes au travail et leur bien-être économique. Par conséquent, les chercheurs tendent maintenant à utiliser les deux indicateurs.

Considérations relatives à l’utilisation de la moyenne et de la médiane
MoyenneMédiane​

  • Tient compte des gains de chaque travailleur.
  • Peut être biaisée par un petit nombre de personnes gagnant des salaires extrêmement élevés ou faibles.
  • Indicateur couramment utilisé et compris.
  • La plupart des méthodes d’analyse des données utilisées pour examiner l’écart salarial entre les sexes sont fondées sur la moyenne.

  • Tient compte des salaires extrêmement élevés ou faibles, car il s’agit de la valeur numérique séparant la moitié supérieure d’un échantillon de données de la moitié inférieure.
  • Peut ne pas refléter aussi bien que la moyenne la surreprésentation des femmes dans les postes moins bien payés et leur sous-représentation dans les postes mieux payés.​​

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Pourquoi y a-t-il un écart salarial entre les femmes et les hommes?

​​​L’écart salarial entre les sexes peut être attribuable à plusieurs facteurs, notamment :
  • Les femmes préfèrent ou doivent quitter et réintégrer le marché du travail pour s’occuper de leur famille, ce qui entraîne une perte d’ancienneté, de possibilités d’avancement et de salaire, ou parce qu’elles sont plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel pour s’acquitter de ces responsabilités.
  • Les femmes subissent une ségrégation professionnelle par le regroupement dans des emplois traditionnellement sous-évalués et mal payés, comme les services de garde d’enfants et le travail administratif, où les emplois à prédominance féminine sont moins valorisés même s’ils exigent des compétences égales ou supérieures.
  • Les femmes sont traditionnellement considérées comme ayant des niveaux de scolarité inférieurs, ce qui entraîne des salaires moins élevés. Ce facteur perd de l’importance, car un nombre plus élevé de femmes atteignent tous les niveaux de scolarité, bien que l’écart salarial entre les sexes existe même à l’égard de femmes qui ont atteint des niveaux élevés de scolarité.
  • Les femmes sont moins susceptibles de travailler dans des milieux syndiqués.
  • Les femmes sont souvent sous-représentées dans les postes de leadership.
  • Les femmes font l’objet d’une discrimination ou de biais inconscients dans les pratiques d’embauche, de promotion et de rémunération de leur lieu de travail.

Toutefois, selon une recherche de 2019 de Statistique Canada​, des facteurs comme l’éducation, l’ancienneté d’emploi, le travail à temps partiel par rapport au travail à temps plein, le travail dans le secteur public par rapport au secteur privé, la taille de la compagnie, les taux de syndicalisation, la profession, l’industrie et la démographie ne peuvent expliquer qu’environ 30 % de l’écart en Ontario. Environ 70 % de l’écart demeure inexpliqué.

La proportion inexpliquée de l’écart comprend deux types d’effets : les caractéristiques mesurables et non observables liées aux salaires.

  • Les effets mesurables peuvent comprendre l’expérience de travail totale, la prévalence plus élevée des interruptions de travail chez les femmes qui sont fortement liées aux responsabilités en matière de soins, ainsi que le domaine d’études, qui peut aider à expliquer les répercussions du niveau de scolarité sur la profession.
  • Les caractéristiques non observables liées aux salaires peuvent comprendre les différences de comportement entre les sexes (p. ex., négociation des salaires), les attentes de la société, les choix restreints découlant des rôles de genre dans le travail rémunéré, ainsi que l’incidence de la discrimination salariale explicite ou implicite fondée sur le sexe.

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Comment l’Ontario se compare-t-il aux autres provinces quant à l’écart salarial entre les sexes?

Parmi les 10 provinces où des données sur l’écart des salaires horaires moyens entre les sexes sont disponibles, l’Ontario se classe au sixième rang (écart de 11 %), derrière l’Île-du-Prince-Édouard (2 %), le Nouveau-Brunswick (5 %), le Québec (8 %), la Nouvelle-Écosse (9 %) et le Manitoba (10 %). L’écart salarial entre les sexes était le plus élevé en Alberta et en Colombie-Britannique (14 %). 


Figure 2 : Statistique Canada, tableau 14-10-0340-02 Ratio du salaire moyen et ratio du salaire médian entre les femmes et les hommes, données annuelles.

L’équité salariale est exigée par la loi en Ontario et au Québec, et elle sera en vigueur chez les employeurs réglementés au palier fédéral dès le 31 août 2021. Le Manitoba, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard ont des lois sur l’équité salariale visant le secteur public mais non le secteur privé, tandis que la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique n’ont aucune loi portant précisément sur l’équité salariale, mais traitent la discrimination salariale dans leur législation relative aux droits de la personne.​

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Comment le Canada se compare-t-il aux autres pays quant à l’écart salarial entre les sexes?

Selon le Global Gender Gap Report 2021 du Forum économique mondial, qui surveille les progrès liés aux écarts relatifs entre les femmes et les hommes en matière de participation économique, de scolarité, de santé et d’émancipation politique, le Canada se classe au 24e rang parmi les 156 pays visés. En se fondant sur les tendances actuelles, le rapport prévoit que l’écart général entre les sexes à l’échelle mondiale pourrait être éliminé dans 135,6 ans.​

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Si l’éducation est un facteur historique, l’augmentation du niveau de scolarité des femmes a-t-il contribué à réduire l’écart?​

  • La scolarité accrue des femmes est un des facteurs clés de la réduction de l’écart salarial entre les sexes. Selon une recherche de Statistique Canada​, l’augmentation relative de la scolarité des femmes constatée de 1998 à 2018 représentait 12,7 % de la diminution de l’écart salarial entre les sexes qui s’est produite sur cette période.
  • Selon une recherche de Statistique Canada​ comparant les gains des diplômés et des diplômées, l’écart entre les sexes diminuait avec l’augmentation du niveau de scolarité.
    • En ce qui concerne les diplômés de 2012, deux ans après l’obtention du diplôme, la différence entre les gains annuels médians des hommes et des femmes allait de 8 % pour les titulaires d’un diplôme professionnel (85 600 $ pour les hommes mais 79 000 $ pour les femmes) à 14 % parmi les titulaires d’un diplôme de premier cycle (47 100 $ pour les hommes comparativement à 41 300 $ pour les femmes).

 

Figure 3 : Statistique Canada, Résultats sur le marché du travail des diplômés des collèges et universités, 2010 à 2015.​
  • Peu importe le niveau de scolarité, cependant, l’écart entre les gains des femmes et des hommes s’est élargi entre la deuxième et la cinquième années suivant l’obtention du diplôme. 
    • En 2017, soit cinq ans après l’obtention du diplôme, l’écart entre les salaires des hommes et des femmes allait de 14 % pour les titulaires d’un grade professionnel à 24 % pour les titulaires d’un diplôme de premier cycle.
  • En ce qui concerne les diplômés de 2012 titulaires d’une maîtrise, l’écart salarial entre les sexes cinq ans après l’obtention du diplôme était le plus prononcé pour les titulaires d’un diplôme en affaires, en gestion et en administration publique (36 %) ainsi qu’en mathématiques, en informatique et en sciences de l’information (33 %).​

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Si la ségrégation professionnelle est un facteur historique, l’évolution des choix de carrière a-t-elle contribué à réduire l’écart?​

  • Les variations de la distribution des hommes et des femmes dans les professions ont aussi été un des facteurs clés de la réduction de l’écart salarial entre les sexes, car les femmes ont accru leur représentation dans les professions à statut plus élevé.
  • Les secteurs où les plus fortes réductions de l’écart salarial entre les sexes ont été constatées au cours de la dernière décennie en Ontario sont : gestion; ressources naturelles, agriculture et production connexe; et arts, culture, sports et loisirs.
  • De 2010 à 2020, l’écart salarial entre les sexes dans le secteur de la santé s’est élargi de 7 %.
  • En 2020, l’écart salarial entre les sexes était le plus grand dans les métiers et dans le transport, la machinerie et les domaines apparentés (0,72 $ pour chaque dollar gagné par les hommes). L’écart salarial entre les sexes était le plus faible dans le secteur des sciences naturelles et appliquées et des domaines apparentés (0,92 $ pour chaque dollar gagné par les hommes).



Figure 4 : Statistique Canada, tableau 14-10-0340-02 – Ratio du salaire moyen et ratio du salaire médian entre les femmes et les hommes, données annuelles.​

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Notes de bas de page

Statistics Canada, Census 2016, Trans PULSE Project (en anglais seulement), 2010 (Retour à la source ⇑​)​